Au gré du gain facile

Le bicéphalisme des candidats dans le chef des politiciens congolais n’est plus à démonter. Il semble que
le monde politique est dialectique. Il y a des hommes politiques au pouvoir qui se sacrifient pour les autres
et ceux qui sacrifient les autres pour le pouvoir. Ce chiasme cesse d’être dialectique quand on regarde attentivement l’agir des politiciens congolais. La première partie de cette alternative a été observée au pays. Seuls Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Emery-Patrice Lumumba et ses amis Okito, M’polo, Mahamba,… ont su se sacrifier pour les autres. Même si la fin de certains a été douloureuse. La fin de Dona Béatrice Kimpa Vita, la Béatrice du Congo, la prophétesse du nouveau christianisme noir, a été atroce comme celle de Jeanne d’Arc. Elle a été brûlée vif par les Portugais à Evululu, le 2 juillet 1706. Mais pour son peuple qu’elle tentait de
réhabiliter suite aux traitements inhumains et dégradants que les Kongo de l’époque subissaient. La mort de Simon
Kimbangu, le prophète de la libération du joug colonial a eu lieu en prison, le 12 octobre 1951. Emery-Patrice Lumumba a été torturé avant d’être fusillé et son corps dissout dans l’acide. Laurent-Kabila a été emporté atrocement par une fusillade d’un mystérieux garde du corps. On n’a jamais su qui était derrière ce crapuleux crime d’Etat. Mais ils se sont sacrifiés pour les Rd Congolais. Depuis l’ère Mobutu, la donne politique est tout autre.
On ne voit que le pouvoir. La population à la base est vue comme un pont ou comme des escaliers par où il faut passer pour atteindre des joutes, et vivre pleinement sa vie. En puisant, sans retenu, dans les caisses de l’Etat congolais. Ces gens sacrifient le gros de leurs compatriotes pour s’offrir, égocentriquement, tous les joujoux éphémères de ce monde. Louis-Léonce Cirimwami Muderhwa, Marcellin Cishambo Ruhoya, Pascal Isumbisho Mwapu, Jean-Claude Kibala Nkolde, Jean-Marie Bulambo Kilosho, Modeste Bahati Lukwebo et bien d’autres, tous ces candidats rêvent de doubler la mise. Etre élu député provincial et ensuite député national. Chacun veut montrer des biceps qu’il a. Ou tout le monde veut faire comme tout le monde. A se demander, si tous étaient élus doublement, que feront-ils de l’autre mandat ? C’est là la moquerie et le mépris qu’ils nourrissent par rapport à ce qu’ils appellent base électorale. Ils sont convaincus que comme ils vivent à Kinshasa, ils sont devenus plus intelligents, plus rusés et plus affutés que ceux qui ont choisi de vivre dans des ‘‘ petites villes’’ lointaines de la capitale Kinshasa, à l’instar de Bukavu. C’est un témoignage vivant et poignant de la part des hommes politiques congolais qui n’ont aucun respect vis-à-vis de leurs électeurs. Pourquoi solliciter deux fois la même voix au même électeur ? Certes, ils sont enorgueillis par leurs avoirs. Des avoirs qu’ils tirent du trésor public en toute impunité.

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