Solange, femme de foi et de combat

La vie est une phrase dont on ne comprend le sens que lorsque le dernier mot est dit », à en croire un philosophe.
C’est à cette pensée que je me reporte pour exprimer mon témoignage sur Solange Lusiku, Editricedirectrice
du journal indépendant ‘‘Le Souverain Libre’’.
Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il ne porte pas de fruits. Nous espérons que la mort de Mme Solange Lusiku, celle que j’avais l’habitude d’appeler ‘‘Da’ Solange’’, équivaudra à une source de paix. Celle qui a mené un combat plusieurs années durant, cette femme qui a consacré sa vie à la promotion de la démocratie, de la paix, de la bonne gouvernance et, plus particulièrement, aux droits de la femme, n’avait comme arme que la prière. Cette femme courageuse et très engagée et qui, selon son habitude, m’appelait toujours «Papa François», était déterminée
à lutter pour l’intégration du genre dans toutes les dimensions de la vie.
Solange n’aimait pas du tout l’injustice. Aussi la dénonçait-elle toujours, d’où qu’elle vienne. Si bien que l’on peut dire que Mme Solange était une femme qui dérangeait : ses interpellations écrites, à travers ses éditoriaux, étaient les bienvenues pour les petits, les sans-voix, les opprimés de tous genres. Malheureusement, elle n’était pas toujours
bien comprise par d’autres. Elle avait une grande dévotion non seulement à Marie, mère du Sauveur, mais aussi à Sainte Rita. Chaque jour, elle devait prendre part à la messe. Et tous les jeudis, elle se rendait au centre Amani
pour l’adoration. Solange, éditrice, directrice, mère, conseillère, amie des plus pauvres, de tout le monde. Tu as dénoncé le mal sous toutes ses formes, sans avoir peur de qui que ce soit. Solange, que ton esprit d’amour, de
sincérité, de femme de foi et, surtout, de simplicité soit pour nous un modèle, et que Dieu t’accueille dans son royaume. Non, Solange. Tu n’es pas morte. Seule, ta chair n’est plus, mais ton image reste, et restera gravée à jamais
dans nos cœurs. La meilleure façon de pleurer un ami, c’est de garder son champ. Sol, que Dieu nous donne la force
et le courage de continuer l’œuvre que tu as commencée. Que ton âme repose en paix

François-Xavier Kasilembo

 

 

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