En démissionnant, l’adjoint dévoile que Bishweka entretenait une milice ?

Ndarhwa Adolphe, bourgmestre adjoint de la commune de Bagira a démissionné ce mardi. Ce cadre justifie cette renonciation au regard de la situation qui prévaut actuellement dans la commune de Bagira.

Selon l’adjoint du bourgmestre Antoine Bishweka Nsinanyofi,  la souffrance que le bourgmestre titulaire a fait subir ses administrés à travers la répression sans conscience de la marche, pourtant pacifique organisée par la société civile de Bagira ainsi que toute la population de cette entité victime de cette mauvaise gestion, a fait qu’il abandonne son poste.

Il se solidarise ainsi, selon lui, avec la population de Bagira, qui n’attend que la démission du bourgmestre de cette commune. Dans son message, Adolphe Ndwarhwa appelle les forces vives au calme et de faire confiance à la hiérarchie qui suit de près cette situation.

Sur les réseaux sociaux, notamment WhatsApp, l’ancien bourgmestre adjoint a transmis, mardi, un message annonçant sa démission. Chose surprenante, dans la version swahili de celui-ci, Ndarwa infirme que son chef entretenait une milice ou des bandits quand il dit « wajambazi waweze kuwa gombanisha na ku wa umiza ».

Pourquoi a-t-il attendu que cela arrive pour démissionner ? Qu’avait-il fait pour dénoncer la mauvaise gestion de cette Etd par son chef ? Pourquoi jeter le tablier à un jour du début de la campagne électorale en marge du prochain scrutin ? A-t-il subi une pression de la part de sa hiérarchie au sein du parti ou du pouvoir en place ?, ou encore, a-t-il peur que la justice ne s’occupe de lui ?

Voilà autant de questions qui alimentent le débat dans les rues de la ville de Bukavu et qui n’ont toujours pas de réponses satisfaisantes actuellement, à en croire notre source.

Le Bureau urbain de la société civile de Bukavu, au Sud Kivu, salue cette décision prise par M. Adolphe Ndarhwa et encourage son ancien collaborateur Antoine Bishweka à se lancer sur cet élan avant qu’il ne soit soumis au déshonneur.

Cette démission n’est qu’un résultat d’un travail de longue haleine et d’une conjugaison d’efforts des forces vives et mouvements citoyens de la ville de Bukavu. « En attendant que la hiérarchie se prononce sur la situation de Bagira, nous annonçons le dépôt d’une plainte à charge de M. Antoine Bishweka et Adolphe Ndarhwa pour abus du pouvoir, entretien d’une milice, association des malfaiteurs, menaces et intimidations », indique un acteur de la société civile de Bagira.

Avec la complicité de la population, la société civile maintient l’action ‘’Bagira sans taxes’’ jusqu’au départ de Bishweka. Ils réfléchissent sur une ville morte à Bukavu si aucune solution n’est trouvée. Est-ce pour perturber le cours normal de la campagne électorale qui débute ce jeudi 22 novembre 2018 ? « Le peuple n’est pas naïf », ont-ils complété.

  • Egide Kitumaini

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