Campagne électorale ou les 16 jours d’activisme contre les violences ?

« Lutter contre les mariages des enfants, les mariages précoces et mariages forcés », tel a été l’objectif d’une séance de sensibilisation en marge de la célébration de la journée internationale de la fille, jeudi dernier au complexe scolaire Fado situé à Makobola 1er dans la chefferie de Bavira.

La célébration des 16 jours d’activisme est un moment propice où l’humanité engagée à la cause de la promotion de de la lutte contre le viol et violences sexuelles dit non au fléau qui a paupérisée plusieurs membres des communautés du Sud Kivu, la plupart étant des femmes et des jeunes filles.

Cela arrive peut-être au bon moment car la période tombe en pleine campagne électorale organisée sur l’ensemble du territoire national en marge du scrutin du 23 décembre prochain.

Selon Dr. Justine Nanvurha, actrice de l’égalité homme-femme, « le message sera adressé à tous les candidats qui sont en pleine campagne électorale afin que chacun prenne en compte cet aspect et soit de manière particulière activiste de la lutte contre les 16 formes de violences basées sur le genre ».

C’est presque dans ce sens qu’avait abordé l’association Aide Rapide aux victimes des catastrophe, Arvc, pendant la célébration de la journée internationale de la fille alignée parmi les activités de 16 jours d’activisme, célébré du 25 novembre au 10 décembre de chaque année.

Dans  son mot, le coordinateur de l’Arvc, l’ingénieur Darwing Rukanyaga a pu donner une brève présentation de son organisation. Il a justifié la mission de son asbl par le fait qu’elle œuvre pour venir en aide d’urgence aux victimes des catastrophes.

Son observation est telle que la République Démocratique du Congo  est l’un des pays où l’on enregistre un très grand nombre des mariages précoces, la cause étant entre autres des cultures rétrogrades.

Il a fini par expliquer point par point, les pires formes des violences faites à la femme avant d’inviter chaque participant à s’approprier cette campagne et d’en être conscient.

Signalons que du 25 novembre au 10 décembre, il est consacré une journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La clôture de cette campagne correspond avec l’anniversaire de la journée des droits de l’Homme (Dudh).

Cette campagne qui se veut internationale vise à mettre fin à la violence. Une belle occasion pour redynamiser les actions visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles partout dans le monde.

Rappelons que cette campagne internationale a été lancée en 1991. Elle a été initiée par le premier Institut International pour le Leadership des Femmes (WGLI) et coordonnée par le Centre pour le Leadership Global des Femmes (CWGL).

Parmi les participants à cette sensibilisation au niveau de Makobola qui a donné le ton au Sud Kivu, Hortense Cibalonza de l’association Cofem. Elle note la présence des différentes autorités scolaires, des jeunes filles et filles-mères, des parents d’élèves, des autorités locales ainsi que des acteurs de la société civile.

  • Egide Kitumaini

 

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