Peut-on se réjouir de la mort de quelqu’un ?

A l’annonce de la mort de Habinamwisho Habimana communément appelé Chance, un jeune garçon accusé de plusieurs cas de tueries dans le territoire d’Idjwi, les habitants de cette contrée n’arrivent pas à cacher leur soulagement.

Chance Habinamwisho et son petit-frère KikaraHabimana Fiston ont été surprisaprès une opération ayant coûté la vie à un changeur de monnaie œuvrant dans la ville de Goma.

Lorsqu’ils voulaient prendre fuite après cette opération effectuée pendant la soirée du 13 décembre, un agent de la police nationale commis à la garde du ministre provincial de l’éducation du Nord-Kivu, M.  Bazizana, a tiré à bout portant sur Fiston Kikara, qui tentait de s’enfuir.

Après plusieurs coups de balles, Chance a pris la poudre d’escampette. Cependant, un agent de sécurité du groupe « Kksecurity » présent sur le lieu a tout de suite alerté les maisonsenvironnantes de la famille victimede ce braquage.

Les occupants de ces dernières ont fait montre de souplesse et en l’espace d’une minute, ont attrapé le brigand. C’est ainsi qu’il trouva la mort par des jets des projectiles.

Selon quelques ressortissants du territoire insulaire, Chance a à son actif plusieurs cas de décès de notables à Idjwi. Cette situation est à la base du traumatisme remarqué auprès de plusieurs filles et fils du terroir.

Suite à cette récidive, H. Chance a été arrêté et détenu pendant plusieurs mois à la prison centrale de Bukavu. Les raisons de sa relaxation n’ont jamais été élucidées.

Cette partie du Sud-Kivu est l’un des coins rares qui n’a pas pour habitude d’entendre les bruits des bottes.A en croire certains habitants, la mort de Chance n’a été que justice divine.

  • Arlette Boroto
  • Egide Kitumaini

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