Airtel Sud-kivu dans une ambiance particulière

Le mouvement citoyen, Lutte pour le changement, Lucha, vient d’effectuer, ce jeudi 4 avril, un sit-in, devant les bureaux de la direction provinciale de la compagnie de téléphonie mobile, Airtel.

C’est dans l’avant midi sur l’avenue Maniema dans la commune d’Ibanda. Sous cette ambiance des chants et de cris d’alarme, les militants du mouvement citoyen de la Lucha effectuent leur sit-in devant le bureau d’Airtel. L’Observation d’actions parlementaires et gouvernementales, OBAPG, et la Nouvelle dynamique de la société civile, NDSCI, les accompagnent.

Tous brandissent des pancartes, où on peut lire : « Halte à la surfacturation de vos services de mauvaise qualité », « La NDSCI dit non à toute surfacturation de services de télécommunication », « Nous ne lâcherons pas tant que nous n’aurons trouvé des solutions. » La militante Judith Maroyi déclare que ce sit-in fait  suite à la surfacturation et la mauvaise connexion internet de la maison de télécommunication airtel.  Après avoir reçu le mémorandum de la lucha, le directeur provincial d’Airtel au Sud-Kivu, James Watanga, affirme que les plaintes de la lucha sont fondées.  Mais  Airtel connaît des nombreux problèmes,  entre autres les nombreuses taxes du gouvernement congolais.

Watanga appelle les clients d’Airtel à la patience. Il promet que tout va se régler en peu de temps. Encore une promesse ? Quand les opérateurs économiques en Rd Congo commencent à parler comme des politiciens nationaux.

Sur l’autre rive de la Ruzizi, Airtel Rwanda n’affiche pas curieusement des  tarifs exorbitants et ses services sont impeccables. C’est à croire qu’il suffit de traverser cette rivière dans l’autre sens pour que les choses se gâtent. Dans la région des Grands lacs, le constat est le même en matière de téléphonie mobile et internet, La Rd Congo détient le triste record des tarifs les plus chers et les services les plus médiocres.

La Corée du Sud vient de lancer le service de téléphonie 5G. Les consommateurs congolais ont le droit de savoir la qualité du service offert, les détails de la facturation et surtout pourquoi ils sont livrés aux meilleures prestations des voisins à l’instar de quelques pigeons mal nourris.

Adolphine Mubake 

Kibwana Iyhano

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