La spoliation du cimetière de Ruzizi, une boite de pandore

Le matin  de ce mercredi 3 avril, un homme est surpris en train de construire une maison dans le cimetière de la Ruzizi. Il prétend avoir l’autorisation du bourgmestre de la commune d’Ibanda.

Informé, le  bourgmestre  Evariste Manegabe, instruit les services de l’ordre, notamment le commandant du camp militaire Saio, de mettre la main sur ce profanateur présumé.

Il condamne le comportement du suspect qui, selon lui, serait l’un de ceux qui vendent illicitement des parcelles dans le cimetière de la Ruzizi.

Sous le sceau de l’anonymat, le présumé profanateur nie avoir jamais eu l’aval  du bourgmestre pour construire. Il a eu plutôt l’aval des tierces personnes.

Mener des enquêtes sur la spoliation du cimetière de Ruzizi serait ouvrir la boîte de Pandore. Beaucoup de personnes y seraient impliquées. Des cadres de base, chefs de quartier et d’avenue,  ont été suspendus ou arrêtés, mais vite réhabilités ou relaxés, pour des raisons inavouées.

  • Ishara Masirika