HARCELEMENT SEXUEL ET MAUVAISE GESTION A LA DIVISION DE LA COMMUNICATION ET MEDIAS

Ce mardi 9 avril 2019, les agents et cadres de la division de la communication et des médias au Sud-Kivu demandent le départ immédiat et sans condition du chef de leur division MASUMBUKO MARAPA Emmanuel, suite à sa mauvaise gestion de la chose publique. 

Ces agents ont fait un sit-in devant leur bureau situé à Labotte.  Plusieurs calicots étaient brandis avec des messages interdisant la fraude, le harcèlement sexuel et la tricherie.

MUSAGI KIMENGE, chef de bureau de la section presse audiovisuelle déclare que le chef de division assure une mauvaise gestion des ressources humaines et financières.

Pour lui, certains frais sont gérés dans une opacité totale au profit du chef de division sans vérification aucune et sans que les agents ne soient mis au courant.

 « Nous avons déjà épuisé toutes les procédures légales mais jusque là nous n’avons pas encore trouvé de solution, raison pour laquelle nous décidons de faire ce sit-in. Nous avons dénoncé les frais de rétrocession qui sont gérés au profit personnel du chef de division sans les présenter auprès des agents. Mais aussi, il y a certains frais qui sont alloués au niveau des partenaires qui ne sont pas mis au clair ».

Il ajoute que l’environnement de travail de cette division n’est pas équitable malgré les fonds qu’ils reçoivent.

« Nous sommes entrain de travailler dans une jungle parce que nous n’avons pas une administration ordonnée. »

Julien Bashonga, un des agents, explique que cette division doit travailler dans l’ordre et en collaboration. Ce qui n’est pas du tout le cas, car le chef travaille seul alors que ça devrait être un travail de toute l’équipe.

« Effectivement on ne peut pas organiser un sit-in sans pour autant avoir des preuves ou des éléments qui peuvent être à la base d’une telle démarche. Nous voulons être rétablis dans nos droits et que l’ordre règne au sein de notre division. Nous avions entrepris plusieurs démarches mais à cause de l’orgueil et l’autorité qui nous couvre,  il n’a pas voulu qu’on puisse harmoniser cette situation de manière pacifique ».

De son côté, MASUMBUKO MARAPA Emmanuel, chef de division, s’est réservé de tout commentaire.

Notons que ce sit-in va durer trois jours.  Il débute ce 9 avril et prend fin le 11 avril 2019.

Joëlle Bufole

 

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