Sud-Kivu : La fin de la session de l’Assemblée nationale sans l’investiture du gouvernement inquiète les partis politiques

Au Sud-Kivu, les cadres  des partis et regroupements politiques s’inquiètent de l’avenir de la Rd Congo. L’imminente clôture de la  première session ordinaire de la troisième législature se clôture ce week-end sans avoir investi un nouveau gouvernement.

Le président fédéral d’Alliance pour le renouveau du Congo (Arc) et membre de la coalition Lamuka, Christopher Bisimwa Safari,  affirme que le proche avenir du pays est sombre.

 Selon lui, six mois sont passés après les élections du 30 décembre 2018.  A l’allure où vont les choses, l’assemblée nationale devra convoquer une session extraordinaire pour investir le gouvernement. Le président de la république doit assumer correctement ses fonctions et concrétiser les promesses faites à la population pendant sa campagne électorale. La cour constitutionnelle de la  RDC est devenue une juridiction anticonstitutionnelle.

« Félix Tshisekedi doit se ressaisir et prendre en main l’impérium du pouvoir. Le premier problème c’est qu’aujourd’hui, nous devrions avoir un gouvernement. Dans deux jours la session ordinaire sera clôturée et pense déjà à convoquer une session extraordinaire et tout ça avec quel budget »,  s’étonne Christopher Safari, anxieux.

« Avec une cour constitutionnelle bidon, qui trouble même les députés qui siègent déjà, nul ne sait qui va rester et qui ne doit pas rester pour siéger. Elle n’avait que soixante jours, pour sortir son arrêt par apport aux contentieux électoraux, plus de cent vingt jours plus tard, six mois après les élections du 30 décembre 2018. Au lieu de nous amener la paix, c’est le désordre. Ce n’est plus une cours constitutionnelle plutôt anticonstitutionnelle. Le peuple ne peut pas accepter ça » conclut le président fédéral de l’Arc.

Le président fédéral de l’Union du peuple pour le progrès social (Udps) et membre du Camp pour le changement (Cach), Théodore Museme, lui,  pense aussi qu’une session extraordinaire  doit être convoquée au cas où la session de mars se clôture  sans avoir investi un gouvernement. Il ajoute que le délai légal de 60 jours n’aurait pas suffi à la  cour constitutionnelle pour vider tous les contentieux électoraux.

« Quand le gouvernement sera là, la loi prévoit de convoquer une session extraordinaire avec un nombre de jours précis. S’ils vont partir avant que le gouvernement ne soit là, ils seront convoqués en session extraordinaire pour la cause. Je vous dis qu’en juillet le gouvernement sera là. Quand on parle de deux mois c’est soixante jours, la cours vous dit qu’elle a reçu plus de mille requêtes s’il faut analyser une par jour, ça demande mille jours. C’était une prévision juridique mais la réalité a obligé à d’autres choses » précise Théodore Museme.

La session parlementaire ordinaire de mars  se clôture le 15 juin. La cour constitutionnelle vient entre-temps  d’invalider une vingtaine des députés dont la majorité milite au sein de la coalition Lamuka.

Ishara Masirika   

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