Bukavu: Onze corps sans vie s’ajoutent au bilan du naufrage

Le bilan du naufrage survenu le week-end dernier sur le lac Kivu du côté de Nyamoma vient de s’alourdir gravement. Onze corps sans vie viennent d’être repêchés sur le lac Kivu au cours de la journée de ce mardi 13 août. 

Des éléments de la force navale basée vers Bralima dans la commune de Bagira déclarent avoir été alertés de la présence de plusieurs corps humains flottant sur le lac. C’était autour de 5 heures du matin.

Selon eux, le ministre provincial des transports leur a autorisé d’utiliser quatre de leurs boat et réquisitionner deux pirogues des privés pour récupérer ces corps. Jusque-là mi-journée, 11corps étaient déjà repêchés et acheminés à la morgue de l’hôpital provincial général de Bukavu.

D’après la force navale, le bilan du naufrage survenu le week-end  vient ainsi de passer de 7 à 18 morts. Les naufrages à répétition opposent plusieurs services de ce secteur.

Des services publics et privés s’entre accusent sur les cas de naufrages récurrents des pirogues motorisées sur le lac Kivu. Outre le naufrage en date survenu samedi 10 août à Nyamoma dans la commune d’Ibanda à Bukavu, les 6 mai et le 15 avril 2019, quatre mois plus tôt, deux autres naufrages sont survenus respectivement à Chigera et à Kasunyu dans le territoire de Kalehe. Des centaines des morts sont enregistrés. Pour la régie des voies fluviales, RVF, les naufrages sont dus à deux raisons. Les armateurs ne paient plus la taxe de navigation. La RVF est délaissée par l’État congolais qui ne met presque plus de moyens à sa disponibilité pour effectuer les tâches qui lui reviennent. La RVF s’occupe du balisage, curage et dragage du lac.

L’Association des armateurs du lac Kivu, ASSALAK, de son côté, constate que la RVF ne balise plus le lac depuis plus de 10 ans. Le secrétaire de l’ASSALAK, Prudent Mpama, ajoute que les armateurs paient, en 2004, environ deux cents mille dollars à la RVF, sans contrepartie.

De source diverses rencontrées dans les installations portuaires de Bukavu évoquent la surcharge, la vétusté et le manque des gilets de sauvetage à bord des pirogues motorisées.

  • Ishara Masirika

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