Au Beach muhanzi, les vaches ne sortent plus du lac kivu

Très peu de vaches, chèvres et porcs à abattre au marché du Beach Muhanzi dans la commune de Kadutu.

Les frontières avec le Rwanda sont fermées.

Selon des bouchers  rencontrés dans ce marché riverain du lac Kivu, la vache est devenue une denrée rare.

Il faut effectuer des longs kilomètres dans des territoires de Kabare, Kalehe et  Walungu pour trouver une vache de race locale.

Le prix du bétail sur pied a doublé par rapport à la période avant le coronavirus et la fermeture des frontières.

« Ce dernier temps, le travail devient pénible. Nombreux parmi nous allaient chercher la marchandise au Rwanda. Et moins sont ceux qui allaient vers Mudaka voir Masisi. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons tous vers  Bushwira, Mudaka Dans les hauts plateaux à la recherche des vaches, porcs et  chèvres. La vache devient  rare plus que l’Or. » Regrette un des bouchers.

Au Beach Muhanzi, on égorge aujourd’hui 5 vaches pendant la journée, au lieu d’une dizaine précédemment.

Non loin de là,  en dessus de la route menant vers Bagira et en dessous des cliniques universitaires de l’Université officielle de Bukavu, UOB, se trouve le marché des chèvres.

Les bêtes sont à compter sur les bouts des doigts.

Même scénario.

Les prix ont aussi pris l’ascenseur.

Les  vendeuses expliquent aller   chercher, très loin,  les chèvres  à Mudaka, Kavumu, Katana et Birava.

Selon elles, avant l’avènement du coronavirus, un grand nombre des chèvres provenaient du Rwanda.

La RD Congo et le Rwanda ont décidé de fermer leurs frontières  en mars, il y a bientôt un mois.

 ISHARA MASIRIKA   

 

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