Des maisons poussent sur des tombes

Versant occidental du cimetière de Ruzizi donnant sur la rivière Ruzizi. Du côté de l’avenue Hewa Bora et de la partie jadis réservée aux tombes des musulmans. La contrée est discrète. Plus visible du côté du Rwanda qu’à partir du reste de la ville de Bukavu.

Des coups de marteau  retentissent. On construit. Des maisons poussent comme des champignons sur des anciennes tombes.Des ossements humains traînent par ci par là.

Selon le président de la société civile Ibanda, David Cikuru, la parcelle de 10 mètres sur 10 revient à 500 dollars. Il renseigne que les vendeurs sont des fonctionnaires, des cadres de base et des militaires.

Le  cimetière de Ruzizi est depuis longtemps profané et spolié. Il y a des maisons des vivants et des terrains de football. Des  plaidoyers multiples semblent prêcher dans le désert de l’immoralité, de la cupidité, de la complaisance et de l’impunité.

Dieudonné Malekera

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