Bukavu : Le protocole de Maputo vient mettre fin aux avortements clandestins

En République démocratique du Congo, plus de 26 mille femmes meurent chaque année, soit 3 femmes par heure, pendant la grossesse, l’accouchement ou à la suite des couches.

Une vingtaine des journalistes de Bukavu viennent de l’apprendre dans le séminaire de formation que Coalition 14 et Pathfinder international organise, du lundi 14 au mercredi 16 septembre 2020.

C’est à l’Hôtel Panorama sur l’avenue du lac à Nyamoma La Botte dans la commune d’Ibanda.
La formation porte sur les techniques de communication en droit à la santé sexuelle et reproductive.
Et cela, dans le but de contribuer au respect et à l’application de l’article 14 du Protocole de Maputo en RDC.

Cette disposition autorise l’avortement sécurisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère, ou la vie de la mère ou du fœtus.
Selon Béatrice Ndayi Wa Mbayo, project manager auprès de Pathfinder International, les journalistes doivent d’abord être formés en premier sur le protocole de Maputo et avoir les outils nécessaires pour pouvoir donné à leur tour l’information juste et éclairée à la population.

« Les journalistes doivent s’approprier le protocole de Maputo qui met les droits de la femme en avant » précise-t-elle.
Le journal officiel de la RDC a publié, le 14 mars 2018, le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique, appelé couramment Protocole de Maputo.

La constitution dispose : Les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois.

Joëlle Bufole

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