Affaire cimetière de la Ruzizi : un tohu-bohu observé dans le chef des services attitrés ?

Quelques maisons sont reconstruites dans l’avenue Irambo 3, vers les cimetières de la Ruzizi. Cette situation est perceptible après une opération de démolition lancée par le gouverneur de la province du Sud-Kivu, il y a de cela cinq  jours. Qui peut contredire le chef de l’exécutif provincial ?

Des maisons récemment détruites repoussent encore une fois les cimetières. Leurs propriétaires sont à pied d’œuvre. Ils utilisent des planches, clous, marteaux et autres matériaux de construction pour rebâtir leurs maisons.

Quelques personnes rencontrées sur place la matinée de ce jeudi 3 décembre, avouent que des victimes détiennent des documents les autorisant à bâtir.

Ceux-ci seraient octroyés par le service de l’Etat et compétent en cette matière. Elles ajoutent d’ailleurs que plusieurs parcelles ont été vendues et bornées par le service cadastral. Pourquoi le gouverneur n’a-t-il pas procédé à l’étape de consultation avant que telles démolitions interviennent, se demandent une frange de victimes retrouvées sur le chantier.

Le samedi 28 novembre 2020, le chef de l’exécutif provincial avait procédé à la démolition des maisons construites anarchiquement sur les cimetières. Cette opération consistait à mettre fin aux constructions des maisons d’habitations sur ce site réservé pour le repos éternel des morts.

Selon le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje, la ville de Bukavu doit revêtir sa robe d’antan. Il est persuadé que tous les sites impropres à la construction seront concernés par les opérations de démolition. Sera-t-il encore une fois un jeu de cash-cash ?

Georges Kitoka    

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