Bukavu : Urbain Kange aux arrêts, ses pairs pétroliers suspendent leurs activités.

« Les stations-services restent fermées jusqu’à nouvel ordre ». C’est ce qui ressort comme décision à l’issue de la rencontre des opérateurs œuvrant dans ce secteur à Bukavu.

La quasi-totalité des stations-services n’ont pas fonctionné de puis le matin du jeudi 14 janvier dans le centre-ville de Bukavu. Les pétroliers exigent la libération d’Urbain Kange. Il est secrétaire provincial du club pétrolier de Bukavu.

Selon une source, ce dernier est détenu dans la geôle du parquet général de Bukavu pour des raisons jusque-là inavouées.

Il lui serait reproché un comportement d’activisme à outrance tendant à revendiquer les droits dus à leur corporation. Cet opérateur dénonce la lenteur observée dans les travaux de réhabilitation de la route Gihamba- frontière ruzizi 2.

Cette route est réhabilitée grâce au financement libéré par le club des pétroliers de Bukavu.

Le gouvernement provincial prélève à la source un pourcentage convenu dans chaque litre de carburant.

Mais jusque-là, les travaux n’évoluent pas en dépit de la contribution de ces opérateurs économiques. Une situation qui les fâche.

En vue de remédier au problème, les pétroliers se réunissent au bureau de la fédération des entreprises du Congo, Fec Sud Kivu.

A l’issue de cette rencontre, un communiqué officiel sera produit pour fixer l’opinion sur les grandes résolutions y assorties.

Contacté, le ministre provincial des hydrocarbures indique qu’il n’est pas saisi officiellement par cette corporation. Il attend une lettre en provenance des pétroliers pour prendre des dispositions quant à leurs revendications. Celles-ci vont orienter les opérateurs œuvrant dans ce secteur.


La grève des pétroliers augmente le prix du transport en commun.

Le prix des transports en commun a augmenté dans la ville de Bukavu depuis la matinée de ce jeudi 14 janvier 2021.

Certains chauffeurs des taxis bus et motos justifient cette hausse sensible d’une course par le prix d’un litre de carburant qui a connu une hausse de puis la soirée de mercredi. Pas dans les pompes mais à travers les revendeurs de carburant appelés ‘’Kadhafi’’.

Chez eux, le prix du litre se discute entre 2500 et 3000 francs Congolais alors que normalement ils se vendent à 2000 francs Congolais le litre. Ils procèdent de la sorte par la pénurie de l’or noir observée dans les stations de la ville.

Sur l’axe Bagira-Nguba, certains passagers payent 1000 fc au lieu de 800fc. Certains vont jusqu’à demander 1500 fr à leurs clients. Dans l’artère principale de la ville, le prix est fixé selon l’humeur du conducteur. Les motocyclistes eux sont en fête. Ils proposent un forfait ne correspondant pas à la course. On aura tout vu sur le plan de la gouvernance dans cette province !

Trésor Ilanga

Claudine Kitumaini

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