Kabare : La prison devient de plus en plus un mouroir.

86 de 236 détenus de la prison centrale de Kabare sont très malades. Nombreux sont malnutris à travers des signes développés physiquement.

C’est la société civile rurale du territoire de Kabare qui donne ces statistiques en sonnant en même temps l’alarme. 

Le président territorial de cette structure citoyenne, Emmanuel Bengehya, renseigne que ces prisonniers souffrent entre autres de la malaria, de la fièvre typhoïde, de la diarrhée, de la pneumonie et de l’épilepsie.

Et ce, souvent sur un terrain de la malnutrition aiguë, sévère ou la faim constante.

La société civile craint qu’il y ait beaucoup de morts à la prison centrale de Kabare. Trois cas de décès y ont été enregistrés en 2020 suite aux maladies et à la famine. Bengehya lance un pathétique appel aux autorités congolaises et aux organisations non gouvernementales pour éviter le pire.

La prison de Kabare n’a aucun partenaire en ce qui concerne l’approvisionnement en médicaments. Elle accueille pourtant les détenus qui proviennent des territoires d’Idjwi, Kalehe, Kabare, Walungu et Fizi. Ces derniers ne peuvent pas être visités par leurs familles.

·         Loïc Mambo

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