Bukavu : La parité et la construction de la maison de la femme à l’ordre du jour

Les femmes du Sud-Kivu organisent une marche de plaidoyer, une conférence débat et une tribune populaire pour célébrer la journée si pas le mois international de la femme. Toutes ces rencontres plaident pour la parité homme – femme, le construction effective de la maison de la femme et la lutte contre les violations des droits de la femme.

La journée internationale de la femme (Jif’2019) est célébrée cette année sous le thème national « Ensemble promouvoir la paix, la sécurité et le genre par l’accès aux services publics de qualité »
avec comme slogan « Même regard, même avenir, égalité des chances ». La cheffe de la division provinciale du genre, Mamy Masimane, précise que trois activités phare sont organisées
au Sud-Kivu. Il s’agit de la marche de plaidoyer prévue le 8 mars, une conférence débat et une tribune libre. Le 8 mars, plusieurs milliers de femmes de Bukavu marchent effectivement à partir
des bureaux de la division provinciale du genre à Nyamoma, empruntent les avenues Lumumba et de la poste, et s’arrêtent à la place de l’indépendance où des discours et messages sont attendus. Elles proviennent de trois communes de la ville, de l’administration publique et de la société
civile.
Ces manifestantes remettent un cahier des charges au vicegouverneur du Sud-Kivu, Hilaire Kikobya. Elles demandent surtout aux nouvelles autorités de respecter l’article 14 de la constitution. Cet article prône la parité entre homme et femme et la représentation des femmes dans les instances des décisions.
Ces dames insistent aussi sur la construction effective de la maison de la femme à Nyamoma. Lors de la marche mondiale des femmes en 2010, la ministre nationale du genre avait donné ou réquisitionné la parcelle située entre la division provinciale de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (Epsp) et celle des sports et loisirs à Nyamoma pour cette fin. Pour Maître Thérèse Kulungu, la représentante du Prix Nobel Denis Mukwege à la manifestation, les femmes doivent
s’approprier ce prix, et mener des actions concrètes en faveur des bénéficiaires de ce prix qui
sont les femmes victimes des violations sexuelles. La seconde activité durant ce mois de la femme n’est autre que une conférence débat pour constituer des panels où les groupes des femmes et des
hommes pourront discuter.
Il y sera question de dresser le bilan des réalisations et de scruter les perspectives des projets envisageables selon les besoins. Pour clôturer le mois de la femme, une tribune d’expression
populaire est prévue pour le 1er avril prochain. Les femmes viendront de neuf territoires ruraux de la province du Sud-Kivu et s’exprimeront sur le thème « Ensemble promouvoir la paix, la sécurité et
le genre par l’accès aux services publics de qualité » et le slogan « Même regard, même avenir,
égalité des chances » de cette année.

Rachel Fadhili

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