Femme d’innovation

La femme est aujourd’hui au centre de tous les faisceaux. Je dirais même que nous sommes arrivés à l’âge d’or de la femme. C’est un apogée en paroles. Il existe maintenant des “hommes genrés”. Des concepts innovants ne manquent plus pour ponctuer cette thématique à la une dans les maisons de presse de par le monde. Une actualité qui a gagné des foyers, même les plus reculés.
On semble rejoindre, Camara Laye dans son poème en prose le plus connu en Rd Congo : «Femme noire». La Femme est aujourd’hui vue, par un grand nombre de personnes comme La Mère, La Partenaire incontournable ou même l’Indispensable, et non plus comme une aide tel que la Bible la
présente dans la légende de la création.
“Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement” est le thème lu cette année sur Internet dans le cadre de la “Journéé du 8 mars”. Si nous nous permettons de paraphraser cette thématique, on en dégage trois aspects clés : la pensée, la construction et l’innovation. Les trois concepts convergent en plusieurs points, si l’on réfléchit en français. Elles
sont toutes du genre féminin. Eh bien oui, il n’est pas question de sexe, car le genre n’est pas le sexe, mais juste une marque d’identification…Ces concepts relèvent, en outre, de la capacité intellectuelle. Chose dotée équitablement aux deux partenaires. La construction seule est vue sur le plan manuel, mais elle est encadrée par deux «rationalités» dans ce thème mondial. Penser et innover reviennent à dire, réfléchir sans discontinuité pour afin proposer de nouvelles pistes
susceptibles d’apporter le développement dans son milieu et dans le monde. Une manière d’inciter au progrès de l’humanité à partir du point d’appui où l’on se trouve, c’est-à-dire que le progrès de chacun et l’essor de l’humanité se doivent de commencer par l’intérieur de la haie de chacun et de manière endogène.
Des hommes de leur côté concèdent et sont engagés dans ce pacte tacite de l’émancipation en termes d’atteindre des joutes sociales. Ils reculent même pour laisser l’espace aux femmes. Ce qui n’est pas parfois de bon coeur, car l’homme fléchit, mais ne lâche pas son bouclier.
De deux choses, l’une : les hommes se sentent-ils coupables d’avoir participé expressément ou par ignorance aux ennuis, aux soucis, aux brimades, aux rabaissements ou à la négligence dont ont été victimes les femmes du monde entier pendant bien longtemps, quand bien même dans certaines
parties du monde les femmes auraient eu à se libérer de certains jougs, assujettissements
et autres cangues sociaux ?
Ou faudra-t-il croire que les hommes accomplissent le devoir lié à leurs sphères respectives de réunir et de conquérir la sympathie des femmes à un autre niveau ? Et ainsi, ils se laissent fondre en une douce confiance envers la femme et commencent à lui baliser le chemin de l’avenir, car l’humanité a besoin d’une certaine rotation pour sortir des sentiers battus et améliorer la condition humaine ? Mais, en réfléchissant à l’unisson, sommes-nous dans le combat du triomphe
du spirituel sur l’animal, car ce n’est que le combat sur le spirituel qui amènerait les partenaires, et couple homme-femme, à un but plus élevé à cette ambition commune. Et que dire des défilés et uniforme arborés par des femmes pour faire ostentation durant cette journée ? Deux avis divergent .Certaines personnalités féminines du Sud-Kivu sont diamétralement divisées sur la question.
Mais quoi qu’il en soit, les deux éléments, matériels et spirituel pour libérer complètement et impliquer la femme dans la gestion de la cité devrait se combiner. Porter un pagne neuf pour nous est à assimiler à la symbolique de l’innovation spirituelle de la femme. Ainsi, la propreté de l’extérieur ce jour du 08 mars doit demeurer le reflet de cette aspect immaculé de l’intérieur, afin de faire de la femme la métaphore du réel qui manquait à l’humanité, surtout africaine. C’est ce qui s’appelle «La Femme de l’innovation ».

Darius Kitoka

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