Grève dans les écoles catholiques: les autorités s’insurgent

Le directeur provincial de l'éducation dans son bureau

Le directeur de la province éducationnelle du Sud-Kivu 1 condamne l’action de grève lancée unilatéralement par les écoles conventionnées catholiques dans la ville de Bukavu. Il demande au syndicat  des  écoles catholiques  de renoncer  aux décisions qui pénaliseraient les élèves.

Au cours d’un échange avec la presse ce 25 septembre, le directeur provincial de l’éducation, proved, YOY BOKETTE Jean-Pierre, parle de la non-opportunité du mouvement de grève entamé par certaines écoles de la ville de Bukavu. Il renseigne qu’il y a une procédure à suivre avant d’enclencher une grève de cette envergure. Selon le proved, le syndicat national des enseignants des écoles catholiques  n’a pas respecté cette procédure.

Pour Jean Pierre, l’État  fait des efforts dans le payement des salaires des enseignants. Il éclaircit que, tous les enseignants ont touché leur salaire ordinaire depuis mi-septembre. Il ne reste que le salaire supplémentaire qui intervient avant la fin du mois en cours. « Tous les syndicalistes étaient à Kinshasa où toutes les décisions étaient prises. L’accord de Bibwa n’est pas encore signé. Il a fallu un gouvernement pour sa signature. Les avantages liés à la gratuité de l’enseignement doivent s’exécuter à trois paliers soit de septembre en décembre le premier, le deuxième et troisième en 2020 prochain. C’est un grand regret et j’en profite pour lancer un appel à tous les autres enseignants des réseaux confondus.  Ils ne doivent pas céder aux ambitions cachées. Nous rappelons que la prime des parents est enterrée » s’indigne YOY BOKETTE Jean-Pierre.

Un point de vue partagé par le syndicat des enseignants du Congo,syeco.  Roger Matabaro, secrétaire provincial du syeco, ne remet pas en cause la grève.  Il la qualifie de droit constitutionnel, mais parle du non respect de procédure. « Le syndicat ne travaille pas de cette manière. S’il faut entamer un mouvement de grève,  ce sont les délégués de base qui doivent participer à l’Assemblée. On réclame son droit lentement avec respect des procédures. Si le SYNECAT entame la grève, tant mieux c’est un syndicat privé. Nous, on est là attendant la réaction du gouvernement quant à nos revendications. Seulement il faut qu’ils s’assument et ne pas dire qu’ils vont reprendre les cours parce que les parents se sentent pris en otage et acceptent de les payer, ça nous ne voulons plus. Nous ne voulons plus entendre ce mot prime » avertit Matabaro.

Les syndicats des enseignants des écoles conventionnées catholiques et protestantes viennent de déclencher un mouvement de grève sur l’ensemble de la province du Sud-Kivu.

  • Ishara Masirika

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